
Très tôt la Commune vit s’installer l’homme sur son territoire : des haches, des pierres polies, des pointes de flèches témoignent de cette présence lointaine.
Avec l’homme est apparu le spirituel et celui-ci allait profondément marquer notre Commune.
En effet, bien avant l’ère chrétienne, c’est auprès d’un chêne sacré que se tenaient à Pringy les assemblées druidiques. C’est ce même arbre qui fut baptisé « Chêne de la
Vierge Noire » au moment de la christianisation et c’est en l’honneur de cette « Bonne Dame » qu’a lieu depuis des temps immémoriaux le traditionnel pèlerinage du second dimanche de septembre.
Au XIème siècle, pour abriter cette statue miraculeuse on érigea une chapelle, qui plus tard devint une
église dans laquelle on peut d’ailleurs admirer de très belles pierres tombales. À proximité de l’Eglise, donnée en 1096 par le Pape Urbain II à l’ordre de Cluny, l’ancien
Prieuré, actuelle Mairie, s’enorgueillit d’un splendide Parc à l’anglaise particulièrement apprécié des promeneurs.
Une partie de Pringy dépendait de la seigneurie de
Montgermont qui joua un rôle très important dans l’histoire locale. Le château seigneurial existe encore, mais il fut considérablement transformé et réduit au début du XIXème siècle par ses propriétaires, les Gontaut-Biron.
Dans le parc du château, il est encore possible d’y admirer les Ruines de l’église Notre-Dame de Corbeil, ainsi qu’un
Temple d’Amour, érigé en 1785, par les amis de la marquise de Gontaut-Biron.
Pringy a conservé de nombreux exemples d’habitat rural dans ce que l’on peut considérer comme le cœur du village.
Plus en contrebas, au bord de la rivière Ecole qui traverse le village il est possible de voir les traces de l’un des anciens moulins.
Si les lavoirs ne résonnent plus des rires et conversations animées des lavandières pringiaciennes, il est aisé d’imaginer le temps où une animation certaine y régnait quotidiennement.